Interview de Laurence PARYZAK
Exposition au Kursaal de Besançon, du 10 au 11 octobre 2026
Samedi 14h -18h
Dimanche 10h -18h
Quelques mots pour te présenter :
Née en 1963, je suis professeure à Lyon, et la photographie m’accompagne depuis toujours. Ces dernières années j’ai renoué avec mon désir de parcourir les chemins de la photo d’auteur, suivi différents workshops, et participé à plusieurs expositions collectives.
Quand et comment as-tu débuté en photo ? Qu’est-ce qu’elle représente pour toi ?
J’ai reçu mon premier boîtier reflex argentique à l’âge de vingt ans. J’ai alors suivi des formations et participé à des stages aux Rencontres d’Arles. Je me suis consacrée au noir et blanc argentique que je développais et tirais moi-même. J’ai pratiqué pendant quelque temps la photo de mariage. J’ai également animé des ateliers auprès de mes élèves : fabrication et utilisation de sténopés en carton, initiation au labo argentique. Aujourd’hui la photographie occupe une place centrale dans ma vie, elle représente pour moi un moyen d’expression et un espace d’exploration intérieure.
De quoi parle ton exposition ?
« A l’arrière des berlines » dévoile des souvenirs de trajets familiaux qui ont ponctué mon enfance, des paysages intérieurs peuplés de fantômes, des fragments de mémoire flottante. De ces traversées il me reste une fascination pour les pylônes électriques, compagnons éphémères d’émotions enfouies. Cette série est un récit intime qui interroge l’empreinte du passé, les fêlures silencieuses, la fragilité d’une identité en devenir. Des photographies d’archives personnelles se superposent aux paysages actuels captés avec un sténopé numérique. Ce travail tente de rendre visible le hors champ de l’enfance, qui subsiste dans les profondeurs inconscientes de l’adulte.
En général, quels sont les sujets qui t’intéressent ? Qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?
Je développe une pratique photographique intime, où le réel devient un espace de projection d’émotions et de résonances intérieures. La photo me permet d’exprimer et partager ma sensibilité, mon intériorité, d’entrer en lien avec le vivant et l’humanité. Même si j’ai une prédilection pour le N&B, j’expérimente différentes écritures visuelles selon les projets, et je porte une attention particulière à la scénographie de mes expositions.
Lien hypertexte vers le site internet où l’on peut te retrouver :
laurenceparyzak.com et Instagram

