Interview de Dikal

Exposition au Kursaal de Besançon, du 10 au 11 octobre 2026

Samedi 14h -18h
Dimanche 10h -18h

Quelques mots pour te présenter :

Amateur autodidacte, signant sous le pseudo Dikal. Je travaille en argentique, principalement en NB. Mon plaisir est de parcourir les contrées avec mon sténopé, simple boite en bois, sans viseur, sans objectif, ni mécanisme. 12 photos sur une pellicule moyen format et le résultat des semaines plus tard.

Quand et comment as-tu débuté en photo ? Qu’est-ce qu’elle représente pour toi ?

De mon enfance, j’ai des souvenirs de soirées diapo de vacances, de lumières rouges, d’odeurs fortes et la fascination des images qui apparaissaient dans les bacs. Ensuite, la photo a été un moyen de figer le temps qui s’écoule avec l’arrivée de mes enfants. Argentique puis numérique. Il y a une vingtaine d’années, j’ai eu un rejet de la technologie et j’ai trouvé un vieux Lubitel (bi-objectif moyen format) dans une brocante. Depuis, j’ai appris à développer mes pellicules dans les toilettes.  J’ai enchaîné les formats (demi, 35mm, 6×6, 4×5 et 8×10), les matériels (sténopés, polaroids, reflexs, bi-objectifs, Hasselblad, foldings, chambres) et les procédés (développement au café ou au vin, C41, cyanotype, anthotype, gomme bichromatée, Van Dyke). Je suis toujours en quête de nouveautés « ancestrales ».

« Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse » disait Musset. Seule l’émotion créée par la vision de la photo compte.

De quoi parle ton exposition ?

« Solus ». Un mot qui résonne en moi depuis longtemps. Il évoque à la fois l’isolement nécessaire à la création artistique, l’introspection et la connexion avec le monde qui m’entoure. Cette solitude se ressent dans mon regard sombre mais empli d’espoir.

En général, quels sont les sujets qui t’intéressent ? Qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?

Je cherche à saisir le monde, non pas tel qu’il est mais comme je le perçois. Tout est matière à capter la lumière mais ma prédilection reste la pause longue de quelques secondes à plusieurs dizaines de minutes. Les personnes deviennent des âmes passantes ou bien s’évanouissent dans le paysage. Le moindre lieu quelconque devient une porte ouverte sur un autre monde. L’insolite se révèle dans toute sa puissance. L’émotion est telle que l’instant saisi devient unique. Et rien ne me fait plus plaisir que d’entendre des personnes s’approprier mon image pour évoquer leur histoire.

Lien hypertexte vers le site internet où l’on peut te retrouver :
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