Interview de Brut de Peaux

Exposition au Kursaal de Besançon, du 10 au 11 octobre 2026

Samedi 14h -18h
Dimanche 10h -18h

Quelques mots pour te présenter :

Après un parcours d’arts graphiques, Marion Coulomb devient artiste de cirque. Son corps est aujourd’hui son langage principal pour créer mais aussi pour militer. La photographie est pour elle un moyen de fixer ce langage vivant.
Après 15 ans dans le cinéma en tant que réalisateur, assistant et décorateur, Thibaud Ponce agit pour la défense de l’environnement et entrevoit la photographie comme une exploration de sa propre nature.

Quand et comment as-tu débuté en photo ? Qu’est-ce qu’elle représente pour toi ?
Marion et Thibaud forment le duo « Brut de Peaux » en 2022. Avant cela, Marion débute la photo en 2009, dans son parcours d’arts graphique et Thibaud en 2007 en parallèle de son parcours cinéma. Pour elleux, « Brut » c’est le corps politique, qui montre une réalité sans détour. « Peaux » c’est l’enveloppe sensible dont nous sommes tous·tes composé·es. « Brut de Peaux » c’est une tribune poétique avec le corps comme traducteur de nos utopies et de nos impuissances.

De quoi parle ton exposition ?

Humain·e, Humus et Humilité ont la même racine étymologique signifiant “terre”.

Ces clichés naissent de la rencontre entre le corps humain, nu, fragile, souvent dans une pose presque rituelle, et des paysages naturels puissants tels que les montagnes, les forêts, les déserts où le corps devient un instrument et un symbole d’humilité, une présence délicate insérée dans le souffle de la planète.
Dans ce qui nous entoure, et ce qu’il adviendra, plusieurs chapitres s’écrivent dans un ordre hypothétique : la violence de l’humain sur l’environnement et l’hostilité de la nature avec ses lois qui menacent de déferler. Dans une humanité qui s’effondre de jour en jour sous sa toute-puissance, est-il encore possible de prétendre l’utopie d’une unité ?

En général, quels sont les sujets qui t’intéressent ? Qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?

Nous travaillons sur les liens entre humain·es et non humain·es, tout ce qui nous relie et au contraire, ce qui nous met à distance. Nous n’utilisons pas de vêtements car c’est une façon d’être plus « poreux·ses » avec les éléments qui nous entourent (température, matière, fragilité…) et aussi d’être au plus vivant·es de ce que nous sommes.

– Lien hypertexte vers le site internet où l’on peut te retrouver :

www.brutdepeaux.com

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