Interview d’Amandine MASSON

Exposition au Kursaal de Besançon, du 10 au 11 octobre 2026

Samedi 14h -18h
Dimanche 10h -18h

Quelques mots pour te présenter :

Je m’appelle Amandine Masson et j’ai 27 ans. Je n’ai pas grand-chose à dire de moi, et, en réalité, je n’ai pas trop l’habitude de me présenter. En tout cas, voilà, j’aspire à être photographe. Je ne veux pas que mon existence se résume à un combat pour ma subsistance dans un travail qui ne me plait pas. Je me cherche encore c’est vrai, mais je trouve satisfaction à ne jamais me contenter d’un quotidien linéaire et monotone. A l’inverse, j’aime la routine instable et saine et j’espère y arriver un jour. J’y crois !

Quand et comment as-tu débuté en photo ? Qu’est-ce qu’elle représente pour toi ?

Je me suis lancée en photographie avec mon téléphone au début, un moyen pour moi de comprendre qui je pourrais être et ce besoin constant de m’échapper, peu importe la dimension. Cette idée de devenir photographe s’est renforcée lors d’un atelier dédié quand j’étais étudiante en faculté de science. La personne qui l’animait a accentué en moi cette idée d’approfondir cette belle discipline.
La photographie est arrivée dans ma vie, sans prévenir, en 2019, et m’a donné un élan que je poursuis toujours aujourd’hui. Et elle est pour moi, à la fois la seule échappatoire que j’ai trouvé dans ma vie professionnelle, mais également mon exutoire, mon refuge et mon moyen d’expression.

De quoi parle ton exposition ?

D’une série qui s’appelle Empreinte Humaine.
Dans celle-ci, la trace devient mémoire. Le froid révèle un invisible persistant, entre présence et absence. Cette série interroge notre nature : nous sommes à la fois matière, vide, empreinte et origine de la forme de cette dernière.
« En cherchant l’amélioration des conditions de vie au détriment de l’environnement, et en voulant placer l’Homme au centre de tout, l’empreinte trouve alors satisfaction à laisser sa trace : un vestige et un héritage transmis, parfois non consenti. »
Empreinte Humaine est aussi un extrait du livre sur lequel je travaille encore aujourd’hui, qui représente bien, et de manière plus structurée cette série.

En général, quels sont les sujets qui t’intéressent ? Qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?

Bizarrement, ce n’est pas forcément la photo, car cela peut me prendre énormément d’énergie. Je la vis comme une relation amicale, voire amoureuse entre guillemets. Je dis ça pour expliquer que cela peut prendre une part de moi parfois, et qu’il est très important que j’y fasse attention.
Une fois que je trouve quelque chose qui m’intéresse vraiment, j’ai tendance à le surconsommer jusqu’à ne plus en pouvoir. Ça peut être très intense.
Sinon, mis à part ça, j’aime tout ce qui touche à l’eau. J’y trouve une certaine fascination à la regarder et un certain calme. Mon partenaire l’expliquerait sûrement mieux que moi, je pense, ahah !
La musique aussi m’accompagne beaucoup, elle me permet de trouver de l’inspiration et de m’évader, ainsi que plein d’autres choses sûrement.

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