Interview de Michelle DOLLMANN
Exposition au Kursaal de Besançon, du 10 au 11 octobre 2026
Samedi 14h -18h
Dimanche 10h -18h
Quelques mots pour te présenter :
En résumé, je dirais que je suis un individu de sexe féminin, appartenant à la race honnie des « boomers », banalement hétérosexuelle, le A+ ne s’appliquant chez moi qu’à mon groupe sanguin et non à une quelconque orientation sexuelle.
Quand et comment as-tu débuté en photo ? Qu’est-ce qu’elle représente pour toi ?
Je suis venue à la photographie par le cinéma, du temps où il était exclusivement en noir et blanc, ce qui obligeait à prioriser analyse de la lumière et cadrage. L’instant magique où la salle s’éteint, où l’on est embarqué avec les autres spectateurs dans une histoire dont on ne connait rien ou presque, je l’ai retrouvé plus tard, à l’adolescence, dans l’obscurité du labo photo à l’instant où l’image apparait dans le papier. Responsable pendant 26 ans de la collection d’estampes et de photographies de l’Artothèque de Grenoble, m’a permis, ensuite, de me frotter à d’autres regards et d’y enrichir le mien, par la même occasion.
De quoi parle ton exposition ?
« Micro-fictions » parle d’instants fugaces qui n’existent que par la magie de reflets, quelques centièmes de secondes lumineux aussi fragiles qu’un battement d’aile de papillon. Aucun photo-montage, aucune manipulation post-production. L’image obtenue devient un tremplin pour l’imaginaire, libre à vous de vous en emparer ou non.
En général, quels sont les sujets qui t’intéressent ? Qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?
Pour moi, la photographie est avant tout une question de regard. Même la plus banale des choses peut devenir un sujet photographique. La photo, pour moi, s’apparenterait à une prise de notes, notes de chevet si je ne quitte pas mon environnement quotidien ou notes de voyage, si mes pas me portent plus loin. Dans tous les cas, rien de spectaculaire, juste de petites sidérations lumineuses, cueillies au fil des jours, qui tenteraient de poétiser le quotidien à la façon des haïkus.

