Interview de Pauline ERNST

Exposition au Kursaal de Besançon, du 10 au 11 octobre 2026

Samedi 14h -18h
Dimanche 10h -18h

Quelques mots pour te présenter :

Pauline ERNST, photographe autodidacte, ma passion pour la photographie est devenue mon échappa­toire depuis mes 18 ans. Écrire avec la lumière est un art dans lequel j’y ai trouvé la sérénité. Je prends le temps d’étudier et de composer avec la lumière naturelle.

Quand et comment as-tu débuté en photo ? Qu’est-ce qu’elle représente pour toi ?

Avec mon premier salaire, j’ai acheté un boîtier Nikon D3200 et je me suis lancée dans la macrophotographie. Écrire avec la lumière est un art dans lequel j’y ai trouvé la sérénité. Je prends le temps d’étudier et de composer avec la lumière naturelle, les arrière-plans et les cadres. Pour moi, le sujet principal est un point focal qui doit embrasser les éléments secondaires, le tout pour obtenir un tout homogène. Figer un instant ne suffit pas à mes yeux, il faut suggérer une histoire, capter une âme, émerveiller les spectateurs en les projetant dans une ambiance. Partager et communiquer au public ma sensibilité et mes impressions ressenties à ce moment-là, c’est la démarche que j’essaie d’adopter dans chacune de mes photos.

De quoi parle ton exposition ?

La série « Inde : Fragments de vie » s’est construite durant 4 années d’exploration culturelle et de déstabilisation personnelle. Elle constitue ma première véritable incursion dans la photographie de rue. Elle est le résultat d’un regard personnel, loin des images touristiques, portant un regard brut sur un pays fragmenté, divisé. L’idée était de mettre en avant un peuple écrasé par les plus grands, qui survit en gardant une dignité et une force intérieure. Apprendre à leur contact m’a touchée au plus profond de mon cœur. Ils alimentent en permanence leur force par la religion, le soutien de la communauté et de la famille. L’Inde est une terre qui porte une essence mystique et est toujours déroutante pour nos esprits occidentaux. Elle exige un regard curieux et humble.

En général, quels sont les sujets qui t’intéressent ? Qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?

Je m’intéresse surtout aux sujets humains et aux atmosphères du quotidien. J’aime photographier ce qui raconte quelque chose sans forcément le montrer frontalement : un regard, une lumière, une présence, un silence. Mes images naissent souvent de rencontres, de voyages ou de scènes simples observées sur le vif. Ce que je cherche avant tout, c’est une émotion sincère et une forme de connexion avec le sujet. La photographie me permet de ralentir, d’observer autrement et de révéler la poésie discrète de certains instants. J’aime aussi explorer la relation entre l’humain et son environnement, avec une attention particulière portée aux couleurs, aux contrastes et aux ambiances. Ce que j’y trouve, c’est autant une manière de raconter le monde qu’une façon de mieux le ressentir.

Lien hypertexte vers le site internet où l’on peut te retrouver :
ernstpauline.com

Laisser un commentaire

Previous post Interview de Michelle DOLLMANN