Exposition au Musée des Maisons Comtoises du 2 octobre au 7 novembre 2021

– Quelques mots pour te présenter :
Dijonnais, géographe de formation, je m’intéresse aux villes, aux paysages, aux choses simples qui nous entourent, à l’assemblage merveilleusement aléatoire du quotidien.

– Quand et comment es-tu tombée dans la photo ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ?
Passionné depuis l’âge de onze ans, j’ai fait ma première photo avec un Instamatic Kodak en 1967. C’était un cygne glissant silencieusement sur le lac du Bois de Vincennes. Depuis, je n’ai jamais vraiment cessé même si le travail et la vie de famille m’ont un peu éloigné de la photographie jusqu’à la fin des années 90. L’arrivée du numérique m’a redonné l’envie de photographier. Mais j’avais perdu la fraîcheur de mes 17 ans et il m’a fallu tout un cheminement pour retrouver la voie d’une photographie peut-être plus personnelle. Et ce cheminement est loin d’être terminé…

– Quels sont les sujets qui t’intéressent ? Qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?
J’aime particulièrement explorer l’insignifiant, le banal. Je n’ai aucune attirance pour le spectaculaire ou l’exploit photographique. Photographe de « l’errance », je me sens bien dans les lieux « sans valeur », ceux que personne ne regarde : les parkings, les banlieues, les abords des voies ferrées, les cours d’immeuble… Ce qui me fascine, c’est de redessiner la réalité par un simple cadrage, à partir d’une vision fugitive. Je ne souhaite pas me spécialiser dans un domaine de la photographie. Je m’intéresse aux visages, à la nature, aux constructions humaines. Je suis souvent nostalgique, parfois mélancolique et les ambiances perçues, les souvenirs, comptent beaucoup. Mes séries tentent de raconter tout cela à la fois.

– Qui sont les photographes qui t’inspirent ou dont tu apprécies particulièrement le travail ?
Je suis bon public et j’aime énormément de choses en photographie. J’aime autant Fontana que Petersen, Sally Man que Saul Leiter, Cartier Bresson que Lewis Baltz, Gruyaert que Sluban, Avedon que Meyerowitz, Depardon qu’Helmut Newton ! Mais la période de la création qui me fascine le plus est incontestablement celle de l’entre-deux guerres. Quand tout l’art bascule vers des terres encore inconnues… L’architecture du Bauhaus, la musique acérée de Webern, les peintures de Paul Klee ou le ” Voyage au bout de la nuit” de Céline m’ont profondément bousculé. Je suis aussi capable de fondre de plaisir devant la tendresse piquante d’un film de Tati, une pièce de Pagnol, un tableau de Hopper ou une photo de Doisneau ! Y compris dans le domaine de l’inspiration, je revendique la biodiversité ! …

– Qu’est-ce que tu présentes dans ton exposition ?
Ce sont des diptyques captés dans la rue, le train, le métro, les cafés, les jardins, associant un personnage à un paysage. Les onze « tableaux », assemblés comme de courtes phrases, constituent autant d’instants d’indécision, de récits en germes, d’énigmes ouvertes que chacun pourra interpréter avec sa propre grille de lecture, son imagination ou au travers de ses rêves.

– Et pour la suite ? Des projets, des envies de découvertes, d’évolution ?
Après avoir beaucoup arpenté le pavé urbain, je me tourne aujourd’hui vers la ruralité et le paysage. Je voudrais travailler l’hiver prochain sur le village bourguignon de mes grands-parents, avec une chambre photographique ancienne.

-Lien hypertexte vers le site internet où l’on peut te retrouver :
www.pascalreydet.com

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