Exposition au Kursaal du 23 au 24 octobre 2021

– Quelques mots pour te présenter :
Mon nom est Arnaud Bathiard. Photographe de paysages marins/aquatiques, j’utilise exclusivement la technique de l’exposition longue, qui correspond sans doute à mon humeur contemplative. Dans un monde largement dominé par le bruit, où tout va, à mon goût, un peu trop vite, je m’efforce de cultiver un certain art de la lenteur et de redonner une place au silence…

– Quand et comment es-tu tombée dans la photo ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ?
Je me suis mis « sérieusement » à la photographie assez tardivement, à l’âge de 41 ans. Un peu par hasard également : une accumulation de blessures m’a conduit à renoncer au sport que je pratiquais, de façon intensive. J’ai trouvé au départ dans la photo une sorte de substitut. Puis, de simple activité venant combler un vide, elle est devenue progressivement une part fondamentale de mon existence.

– Quels sont les sujets qui t’intéressent ? Qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?
Je ne photographie que des paysages marins ou aquatiques, vierges, la plupart du temps, de toute présence humaine. J’y trouve une forme de sérénité et de paix intérieure. L’utilisation de l’exposition longue me permet de transfigurer la simple perception du réel et d’imposer ma vision du paysage – en noir et blanc exclusivement car je distingue difficilement les nuances entre certaines couleurs…

– Qui sont les photographes qui t’inspirent ou dont tu apprécies particulièrement le travail ?
Michael Kenna, bien sûr. Mais aussi Hengki Koentjoro et Hakan Strand. Néanmoins mon photographe préféré reste Ara Güler, très éloigné de mon univers.

– Qu’est-ce que tu présentes dans ton exposition ?
Six images extraites de ma série “Les rives du silence”, constituée de photographies prises en automne et en hiver sur les rives des lacs d’Annecy et du Léman. Dans ces images, conçues comme des sortes de « haïkus visuels », le paysage est réduit à son expression la plus simple : vestiges de pontons abandonnés, montagnes effacées par la brume, roseaux agités par le vent, eaux plus lisses qu’un miroir. Tout semble figé dans un temps au-delà du temps, sempiternel, un temps qui fait écho au vers célèbre de Rimbaud : “Elle est retrouvée. – Quoi ? – L’Eternité”.

– Et pour la suite ? Des projets, des envies de découvertes, d’évolution ?
Continuer mon travail sur Venise en hiver, projet qui m’occupe depuis plusieurs années. Poursuivre également deux séries qui me tiennent à cœur, entamées en Ecosse et aux Açores.

-Lien hypertexte vers le site internet où l’on peut te retrouver :

https://www.arnaudbathiard.com/

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