
Interview de Titouan BERTHAUT-STREEL
Exposition au Kursaal du 23 au 24 octobre 2021
– Quelques mots pour te présenter :
Je suis un jeune bruxellois de 23 ans, diplômé d’un master de droit international (bac + 5) et pratiquant la photographie en amateur depuis quelques années, passant du numérique à l’argentique.
– Quand et comment es-tu tombée dans la photo ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ?
Je suis tombé dans la photo il y a approximativement 6-7 ans, après avoir emprunté à (très) long terme le petit compact Sony Alpha Nex 5 de ma mère. La photo est vite devenue un moyen d’extérioriser en silence les émotions qui me traversaient, de raconter des histoires. Je la pratique surtout de façon spontanée, un appareil toujours autour du coup lors de longues balades urbaines, ou de moments d’intimité que je m’efforce d’immortaliser, partageant ainsi ma perception de la scène.
– Quels sont les sujets qui t’intéressent ? Qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?
J’ai une grande préférence pour les scènes de vie comportant des sujets humains. Les interactions sociales (spontanées) ou l’intimité d’un moment sont de véritables réservoirs d’émotions et permettent, en peu de clichés, de raconter une histoire, un vécu.
– Qui sont les photographes qui t’inspirent ou dont tu apprécies particulièrement le travail ?
J’aime beaucoup le silence se dégageant des photos de Todd Hido, les nus travaillés par Maud Chalard, les scènes très cinématographiques de son compagnon Théo Gosselin, les représentations de femmes de Elina Brotherus, ou encore les scènes de vie à la lumière surréaliste de Julia Fullerton-Batten. Dans un autre style, j’apprécie également beaucoup le décalage de Martin Parr.
– Qu’est-ce que tu présentes dans ton exposition ?
« Bruxelles, 9h du matin » est une composition silencieuse en argentique oscillant entre nu, portrait, paysages nature et urbain. Elle raconte une scène de vie quotidienne, un matin où l’on cuisine, s’émerveille de la lumière matinale filtrant à travers les rideaux et s’imprimant sur la peau. Le tout est contextualisé par deux photos qui encadrent d’un feuillage qui se rejoint. Des détails que l’on oublie trop souvent de remarquer, mais qui valent la peine de s’attarder.
– Et pour la suite ? Des projets, des envies de découvertes, d’évolution ?
Ma copine, qui pratique également la photo et moi-même prévoyons de partir voyager quelques mois afin de rattraper cette dernière année placée sous le joug du confinement. Ce voyage sera l’occasion de réaliser un reportage photographique dont le thème reste encore à définir.
-Lien hypertexte vers le site internet où l’on peut te retrouver :
Instagram