– Quelques mots pour te présenter :
Au départ, je suis graphiste de métier depuis 1991. Avec une passion pour le livre, le papier, la typographie. C’est de là que je viens. Qu’il s’agisse d’affiches, de couvertures de livres, toutes mes créations graphiques partent d’une recherche plastique avec et autour de la lettre : la typographie vivante, la typographie vibrante, la typographie comme un monde en soi. Après ces années de créations dédiées aux autres – aux clients (graphisme = art « appliqué »…) –, le besoin s’est fait sentir d’empoigner un travail plus personnel, plus intériorisé, plus sensible. Et c’est assurément mon tropisme de typographe qui m’a conduite à regarder puis à questionner la forme au plus près, à voir le monde qu’il y a derrière le monde. Et à aimer, à la folie, l’impression, simple, en noir, sur un papier qui a du caractère.

– Quand et comment es-tu tombé dans la photo ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ?
Récemment… Pour tout dire en 2019, quand j’ai posé ma candidature pour participer à la Biennale des arts plastiques de Besançon sur la base d’une dizaine de tirages… Auparavant, j’avais fait des milliers de photos, qui sédimentaient, avant que, progressivement, je réussisse à leur donner vie… Cela a été une étape fondamentale, et je n’ai qu’une envie : m’y consacrer.

– Quels sont les sujets qui t’intéressent ? qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?
Ce sont les arbres, et la matière dont ils sont façonnés qui ont été les déclencheurs (si j’ose dire !). Je tente, par mon travail, d’en restituer l’âme, la puissance, la force incoercible qui les fait pousser… Ce qui m’intéresse, c’est de rendre perceptible, visible, l’énergie, le souffle, propres à chaque sujet du monde vivant que j’ausculte.

– Qui sont les photographes qui t’inspirent ou dont tu apprécies particulièrement le travail ?
Pêle-mêle et dans un désordre total : Pentti Sammalahti, Raymond Depardon, Masao Yamamoto, David Goldblatt, Mickaël Kenna, Vincent Munier, Werner Bischof, Dorothea Lange, Nicolas Bouvier… et tant d’autres.

– Qu’est-ce que tu présentes dans ton exposition ?
Y figureront deux grands formats d’une série en cours, intitulée « Lignages » que je conçois comme un hommage aux « Pleurants » (9 grandes aquarelles de Yan Pei-Ming, présentées dans le cadre de l’exposition « Yan Pei-Ming, L’homme qui pleure » au musée des Beaux-Arts de Dijon en 2019). L’éloge de la lenteur sera incarné par des escargots (deux tirages)… Et enfin une série de 15 petits formats autour du bois, des souches, des trognes… Le tout en noir et blanc, tirages sur papier Awagami 42 g.

– ET pour la suite ? des projets, des envies de découvertes, d’évolution ?
Pas d’idées précises… L’œil toujours ouvert et gourmand. Je suis prête à me laisser happer par de nouveaux sujets du monde vivant, à questionner jusqu’au cœur. J’ai l’envie d’expérimenter d’autres papiers aussi…

– Lien hypertexte vers le site internet où l’on peut te retrouver :
Les cordonniers sont les plus mal chaussés : je n’ai pas de site internet…

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