– Quelques mots pour te présenter :
De peau et d’âme, je suis une conteuse de l’intime qui tente de faire résonner mes sensibilités sur la corde photographique.

– Quand et comment es-tu tombée dans la photo ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ?
Comme un cheveu sur la soupe à l’adolescence, je suis tombée et restée naviguer dans cet univers où l’on suspend l’instant à jamais. En quête du « moi » d’abord – à travers l’autoportrait – la photographie est devenue un outil de dialogues, de rencontres et d’échanges qui fait tomber ma timidité tenace.

– Quels sont les sujets qui t’intéressent ? Qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?
L’enfance, nos origines, puisque c’est en sachant d’où l’on vient que l’on sait où l’on va. Et puis la nature et l’éphémère, le rêve et l’eau, tout ce qui est mouvant. Partout, je pense chercher ce que je suis, comme un chemin de croix pour devancer le temps qui passe trop vite, mon obsession.

– Qui sont les photographes qui t’inspirent ou dont tu apprécies particulièrement le travail ?
Les femmes photographes qui utilisent l’autoportrait comme Alix Cléo Roubaut et Francesca Woodman. Mais aussi Sally Mann ou encore Ana Mendieta. J’apprends beaucoup auprès de mon ami photographe Bernard Minier qui dévoile si bien les âmes. Je suis aussi influencée par tout le mouvement surréaliste avec Dalí, Breton, Éluard…

– Qu’est-ce que tu présentes dans ton exposition ?
Comme en poésie, mes photographies sont le reflet de ce que chacun veut y voir, je laisse les interprétations libres. On plonge dans un espace entre passé, présent et futur, c’est un songe et un récit « mémoire » profondément vivant.

– Et pour la suite ? Des projets, des envies de découvertes, d’évolution ?
Continuer à partager les émotions à travers ce médium et peut être transmettre au plus jeunes ce que j’ai appris jusque-là. En tous cas, j’ai toujours cette soif d’apprendre de nouvelles techniques et procédés qui s’harmonisent avec mon propos. Je prolonge en ce moment la thématique de l’enfance et de la famille avec une série autour de ma/la mère. Doucement, je m’approche de la photographie documentaire sans pour autant ôter ma poésie.

-Lien hypertexte vers le site internet où l’on peut te retrouver :
amezura.com/ et actionhybride.org

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