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Exposition Cyril Abad : The Snake Church

juin 6 - juin 28

Entrée libre — Galerie de l’ancienne poste
6 et 7/6 de 10h00 à 18h00
du 9 au 28/6 de 14h00 à 18h00 (fermé lundi)

 

Quelque part dans les Appalaches – Virginie occidentale, juin 2019

 

Derrière les portes de quelques petites églises des Appalaches, en Virginie-Occidentale, se tapissent des serpents mortels.

Depuis le début du XXᵉ siècle, un petit nombre d’églises pentecôtistes isolées au cœur des Appalaches ont fait de la manipulation de serpents venimeux un véritable acte de foi, fondé sur une interprétation très littérale d’un passage de l’Évangile de Marc :

« Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »

Marc 16 : 17-18

Pour ces communautés, le serpent est l’incarnation du mal. Lors d’un service typique, le pasteur manipule les reptiles devant ses paroissiens, entouré de musiciens, eux-mêmes souvent pasteurs. La musique joue un rôle central : un mélange de rock et de country endiablé qui facilite la montée de la transe et, avec elle, la venue de l’Esprit Saint. Lorsque le pasteur est habité, il saisit les serpents venimeux, serpent à sonnette des bois, vipère cuivrée, espèces endémiques des forêts appalachiennes, boit de la strychnine, parfois se brûle à l’aide d’un cocktail Molotov. Un service est rarement silencieux : danses, chants, pleurs, cris, prédication, parler en langues. En cas de morsure, on conclura simplement à un manque de foi.

Chris, ancien charpentier devenu pasteur, assure un service chaque samedi soir et chaque dimanche dans sa petite église de bois, au fond d’une vallée montagneuse de Virginie occidentale. Lors de ces offices, pour manifester son pouvoir sur les démons, il boit de la strychnine, manipule des serpents mortels, danse avec eux, parfois même les piétine. Il confesse avoir fondé son église après avoir été sauvé par Dieu de sa dépendance au crystal meth et à la cocaïne. Beaucoup de ses paroissiens racontent la même chose : des addictions surmontées, des maladies disparues  comme le lupus ou des problèmes cardiaques. Sa communauté, son « peuple » comme il aime à l’appeler, compte une centaine de membres. Les grands jours, jusqu’à soixante personnes se pressent dans la chapelle.

Détails

  • Début : juin 6
  • Fin : juin 28
  • Catégorie d’Évènement:

Lieu

  • Galerie de l’Ancienne Poste
  • 98 grande rue
    besançon, 25000 France
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