Interview de Caroline SATTLER

Exposition au Kursaal de Besançon, du 10 au 11 octobre 2026

Samedi 14h -18h
Dimanche 10h -18h

Exposition au Kursaal de Besançon, du 10 au 11 octobre 2026

Samedi 14h -18h
Dimanche 10h -18h

Quelques mots pour te présenter :

Je suis architecte et photographe.
Aujourd’hui, je travaille essentiellement avec des appareils photographiques argentiques et des pellicules noir et blanc.

Quand et comment as-tu débuté en photo ? Qu’est-ce qu’elle représente pour toi ?

C’est à l’Ecole d’Architecture que j’ai appris le goût pour la prise de vue et les bases du développement argentique. Mais c’est la photographie qui m’a appris à regarder et à aimer l’architecture, les paysages naturels et urbains.

De quoi parle ton exposition ?

Cette série est née de l’observation des quartiers du centre-ville d’Ankara, où bâtiments et habitants demeurent encore attendant une démolition prochaine tel un témoin de cette transformation justifiée comme la nécessaire réappropriation d’un passé longtemps négligé.
La création de la République de Turquie et la nomination d’Ankara comme nouvelle capitale a démarré le mouvement d’urbanisation et de développement démographique de la ville. Ankara est une mégapole jeune contrairement à Istanbul où le passé et l’histoire se perçoivent à chaque coin de rue. Le changement de dimension a fait de son image, celle d’une ville moderne, et a eu des répercussions sur le centre historique qui a été abandonné et s‘est paupérisé en tombant dans un certain délabrement entouré de quartiers modernes.
Aujourd’hui, le vieux centre, fait l’objet d’un traitement global de restauration urbaine. La finalité de ces réhabilitations reste touristique.
Entre renouveau et délabrement, entre attente et action, neuf et ancien, ces quartiers en transition sont encore habités par les silhouettes du passé, les traces subsistent : une voiture, une présence à une fenêtre. Mais pour encore combien de temps…

En général, quels sont les sujets qui t’intéressent ? Qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?

Mon travail se porte sur les lieux chargés d’histoire, les friches, les lieux un peu « non définis ». A travers la photographie, Un certain esthétisme habite ces espaces intermédiaires, ces non-lieux où le temps semble suspendu. Les traces du passé y sont visibles, non mises en scène.
Ces lieux cohabitent avec le monde actuel. En même temps, ces lieux de mutations comportent des potentialités énormes, enjeux des nouvelles problématiques contemporaines. Mon travail consiste en un questionnement de notre rapport avec ces lieux, la manière dont nous les côtoyons chaque jour et notre rapport à la mémoire de ces lieux.

Lien hypertexte vers le site internet où l’on peut te retrouver :
www.caroline-sattler.com

Laisser un commentaire

Previous post Interview de Cristel SASSONIA