Exposition au Kursaal les 22 et 23 octobre 2022

– Quelques mots pour te présenter :
Je suis né en 1966 à Marseille. J’ai été ingénieur Géologue puis vigneron en agriculture biologique en Provence. Les voyages pour exporter mes vins m’ont amené de nombreuses fois au Japon où j’ai découvert une esthétique et un rapport à la Beauté qui influenceront fortement mon activité artistique. Encouragé par l’obtention en 2019 du grand prix du concours photo d’Arles présidé par Sam Stourdzé pour les 50 ans du festival et les 100 ans d’Olympus, je me suis installé comme artiste photographe en 2020 et j’ai commencé à exposer dans plusieurs festivals.

– Quand et comment es-tu tombée dans la photo ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ?
Mon père était passionné de photographie et depuis l’adolescence j’ai pu fréquenter les clubs photos de ma région. A l’époque, c’était que de l’argentique et j’utilisais un Praktica MTL. J’adorais le mystère de la chambre noire et la possibilité de retranscrire une autre réalité que celle que tout le monde voyait.

– Quels sont les sujets qui t’intéressent ? Qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?
Les sujets qui m’intéressent le plus sont dans la nature (animaux à fort pouvoir symbolique, végétaux, atmosphères paysagères). J’y retrouve une connexion au sacré, à un certain mystère qui me permet d’envisager chacune de mes images comme des haïkus photographiques, créations denses et ciselées qui, par leur forme, invitent à la poésie.

– Qui sont les photographes qui t’inspirent ou dont tu apprécies particulièrement le travail ?
J’aime beaucoup le travail de Todd Hido, de Michael Kenna, de Masao Yamamoto, de Hiroshi Sugimoto ou du couple Albarran Cabrera. Ils sont tous en lien avec cette esthétique nippone que me touche particulièrement.

– Qu’est-ce que tu présentes dans ton exposition ?
Je présente une série sur les carpes Koï qui fait référence à l’esthétique japonaise portée par l’esprit de la cérémonie du thé de l’époque Momoyama. Ce sont des animaux que l’on retrouve dans de nombreuses légendes notamment par leur capacité à remonter les rivières malgré la force du courant. Elles symbolisent au Japon la persévérance, le courage et l’amour. Nous traversons depuis plus de deux ans une période particulièrement trouble et compliquée et ces qualités nous sont nécessaires aujourd’hui tout comme la beauté esthétique de l’univers des carpes Koï.

– Et pour la suite ? Des projets, des envies de découvertes, d’évolution ?
J’ai le projet de livre photo intitulé simplement « Koï » que je pense pouvoir sortir cet automne et qui accompagnera et prolongera la série photo. Je travaille aussi sur un projet à plus long terme sur un fleuve de l’estuaire à la source à travers une relecture poétique et esthétique personnelle. Par ailleurs, comme pour « boucler la boucle », je reviens de plus en plus à l’argentique dans mes prises de vues mais cette fois-ci au moyen format !

-Lien hypertexte vers le site internet où l’on peut te retrouver :
Accueil | Monsite (laurentbarrera.com)

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