Interview de Charlotte MONNIER
Exposition à DATA-Music, Besançon, du 3 au 25 octobre 2026
Entrée libre aux horaires d’ouverture au public :
Fermé le lundi
Du mardi au samedi 9h-12h et 14H-19H
Quelques mots pour te présenter :
Je m’appelle Charlotte Monnier, photographe amatrice strasbourgeoise originaire de Besançon. Mes images naissent au fil de mes voyages autour du monde. Avec la photographie, loin de mes habitudes et de mes repères, je cherche à accéder à une histoire plus intime des pays que je traverse, et à partager, avec ceux qui regardent, les détails, les portraits et les lumières qui m’ont émue.
Quand et comment as-tu débuté en photo ? Qu’est-ce qu’elle représente pour toi ?
La photographie a toujours fait partie de ma vie. Armés d’appareils et de caméras, mes parents ont rempli des tiroirs entiers d’albums, de films de famille et de photos en vrac de divers voyages en France et en Europe. Quand m’est venu le goût du voyage en solo, c’est tout naturellement que j’ai poursuivi cette tradition de documenter mes aventures par la photographie. Sur la route, mon boîtier est un sésame qui m’ouvre des portes, crée des liens et des souvenirs, m’immerge dans d’autres vies.
De quoi parle ton exposition ?
Ma série “Los que esperan” est un carnet de voyage à Cuba, en 2023. Elle raconte l’attente et l’espoir de son peuple et la beauté de ses paysages. J’ai été bouleversée par cette île pleine de paradoxes qui suffoquait déjà à l’époque, déchirée entre le poids du passé et le rêve d’un horizon plus lumineux. Dans un quotidien marqué par les pénuries et le vide laissé par l’exode, j’ai admiré la lutte et la résilience tranquille des gens. Cette exposition est une façon de leur rendre un hommage et de leur témoigner ma solidarité, face à la crise, aujourd’hui plus difficile encore, qu’ils connaissent.
En général, quels sont les sujets qui t’intéressent ? Qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?
J’aime raconter un pays à travers sa population, ses scènes de rue et l’ordinaire du quotidien. Le portrait, lui, a également ce grand pouvoir de multiplier les rencontres : il me donne une raison d’aborder les gens, de partager un peu de curiosité, et de comprendre un peu mieux la région. Ainsi, derrière les clichés se cache souvent une histoire que j’ai plaisir à me remémorer. En termes d’inspiration, j’admire beaucoup le travail de reportage de Steve McCurry et Laurin Strele, et je me nourris également des écrits de Lucie Azema, Guy Delisle, Nicolas Bouvier ou encore Matthieu Raffard.
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