Exposition à la mairie de Saône du 01/10 au 23/10 2022

– Quelques mots pour te présenter :
Gilles Petit-Gats, 64 ans, j’ai débuté dans la photo argentique à 20 ans, puis auteur-compositeur-interprète et scénariste dans les années 80-90. Puis longue carrière dans le social. Actuellement retraité me consacrant entièrement à la photo d’art.

– Quand et comment es-tu tombée dans la photo ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ?
Je débute la photo à l’âge de 20 ans avec un réflex argentique offert par son père. J’apprends à développer en chambre noire dans un club photo les subtilités du cadrage et les nuances de gris … La photographie est pour moi la possibilité de travailler sur la composition de tableaux représentant des notions philosophiques simples. L’humain est au cœur de mes tableaux même s’il n’existe que la trace d’humains dans les images présentées.
Aujourd’hui, j’utilise les techniques du numérique pour travailler une forme de noir et blanc recolorisé. Ma démarche tente à travers une poésie de l’intimité, d’essayer de voir et de montrer ce qui ne se voit plus : nos propres scènes et décors quotidiens

– Quels sont les sujets qui t’intéressent ? Qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?
Le sujet principal qui m’obsède est tout ce qui se passe « entre-deux » : entre deux moments, deux lieux, deux limites visuelles … tous ces no mans’ land spatiotemporels. Cette vie entre-deux semble ne rien produire, s’apparenter à des « temps morts », mais cela reste faux. Si elle ne produit rien de matériel, de tangible, elle apatride les âmes, les pensées et cette absence au monde social nous envahit pour laisser place à une massive, soudaine et éphémère présence au monde sensible.

– Qui sont les photographes qui t’inspirent ou dont tu apprécies particulièrement le travail ?
Toute la photographie humaniste bien sûr. Puis toutes ces expériences importantes qui ont été mises en œuvre dans des œuvres comme celles de Saul Leiter, Edward Steichen, Man Ray, Jeff Wall, Ansel adams … Il y a dans ces travaux une volonté de produire une forme cherchant à rejoindre le fond comme en littérature, par le choix des couleurs, des aplats, des flous maîtrisés, etc.

– Qu’est-ce que tu présentes dans ton exposition ?
La mini-série s’intitule « Nos lignes d’horizon ». Issue de la série générale « La vie entre-deux », celle-ci représente l’humain face à sa ligne d’horizon entre mer et ciel ou entre terre et ciel. Je ne montre pas seulement des lignes d’horizon, mais aussi l’humain les consultant. Il s’agit d’un moment entre-deux, un moment souvent méditatif, quelquefois cocasse, où le temps s’arrête pour se regarder soi-même avant de reprendre son activité normale.
Sur la forme, seul le travail sur les basses lumières me le permet, j’estompe volontairement toutes les hautes lumières pour ne laisser apparaître que la lumière du sujet. Rien ne vient d’en haut ou de côté, tout vient du sujet photographié. Ainsi, il peut exister par lui-même, quelquefois se raconter par lui-même. Le ciel devient un simple décor et non une source de lumière, les horizons et les alentours également.
Je travaille ainsi sur la densité des textures pour affirmer une préhension de la scène que j’ai saisie. Puis je re-colorise doucement un premier noir et blanc jusqu’à trouver l’exacte impression des couleurs que j’ai perçue au moment du cliché, en fonction peut-être de mon état d’esprit lors de ce moment observé. Ainsi, j’essaie de faire que la forme rejoigne le fond : l’entre-deux (ici entre noir et blanc et couleur).

– Et pour la suite ? Des projets, des envies de découvertes, d’évolution ?
Continuer dans cette recherche de l’entre-deux, pousser le principe jusqu’au bout, aller peut-être jusqu’à l’abstraction à travers peut-être des mises en scène.

-Lien hypertexte vers le site internet où l’on peut te retrouver :
https://gpetitgats.myportfolio.com/

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