– Quelques mots pour te présenter :
Je suis photographe au Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Photographe de l’instant, mon regard se porte vers la valorisation des personnes, leur ressenti, notamment les plus fragiles, les plus faibles, ceux que l’on mésestime par manque de connaissance. Grâce à ce regard photographique, je tente de révéler celui, celle qu’on ne voit plus, qu’on ignore, et de lui rendre une réelle existence identitaire. Au-delà de la sublimation inhérente à la photographie, il y a dans ma quête une recherche d’objectivité.

– Quand et comment es-tu tombé dans la photo ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ?
Originaire d’une famille rurale du bocage Vendéen, ce n’est qu’à 25 ans que je découvre la photographie lorsque je reçois en cadeau un appareil photo argentique. C’est avec ce petit appareil que je fixe mes premiers émois de photographe, un enthousiasme qui ne me quittera plus. Au début, mes prises de vue sont composées essentiellement de monuments ou de paysages vierges de toute présence humaine. La composition se veut travaillée car je recherche avant tout l’esthétique, l’image parfaite dépouillée de tout superflu. Puis, la liberté du novice me conduit à explorer sans contraintes les différentes techniques d’une passion qui deviendra bientôt mon métier. Ma quête de vérité s’appuie sur une sensibilité qui dévoile peu à peu ma véritable identité. L’intuition que ma vie doit prendre un autre élan apparaît alors comme une évidence.

– Quels sont les sujets qui t’intéressent ? Qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?
L’humain à travers des portraits sociaux. Je me consacre à certaines institutions ou métiers méconnus, parfois mésestimés (hôpitaux, gendarmerie, fonctions publiques…), en apportant un nouveau regard valorisant les femmes et les hommes qui les font vivre, avec un regard tout particulier sur les personnes que l’on ne voit pas ou qu’on ignore tout en dévoilant les visages des anonymes.

– Qui sont les photographes qui t’inspirent ou dont tu apprécies particulièrement le travail ?
Ils sont nombreux mais il y en a un en particulier qui m’inspire : Robert Doisneau pour son travail de mise en scène. On est dans un faux-vrai en permanence. Il invente un monde imaginaire. On n’est pas tout à fait dans le réel.

– Qu’est-ce que tu présentes dans ton exposition ?
« Rendu public » a tout d’abord fait l’objet d’une exposition en 2014 à l’Université de Franche-Comté. Cette dernière comporte 60 clichés couleur et noir et blanc d’agents de la fonction publique, accompagnés des commentaires des sujets photographiés. Les 30 clichés noir et blanc avaient été pris entre 2006 et 2008, au sein du Conseil régional de Franche-Comté. Ceux en couleur, quant à eux, ont été pris au début de l’année 2014, à l’Université de Franche-Comté.

– Et pour la suite ? Des projets, des envies de découvertes, d’évolution ?
Pour la suite, Il y a deux projets d’ouvrages à paraître : Projet “Humanité hospitalière”, pour un nouveau regard sur l’hôpital. La parution est prévue en fin d’année 2020 Projet “Rendu Public – Le fonctionnaire est un être, public certes, mais avant tout un être humain intime”. J’ai décidé à la fois d’élargir le spectre du projet d’exposition pour englober les 3 fonctions publiques et d’ajouter des témoignages rassemblés par l’Ingénieur de Recherche “Laurent Kondratuk”, pour la sortie d’un deuxième ouvrage en 2021.

– Lien hypertexte vers le site internet où l’on peut te retrouver :
DavidCesbronPhotographe

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