Exposition au Kursaal les 22 et 23 octobre 2022

– Quelques mots pour te présenter :
Jurassien d’origine, bisontin, psy de mon métier, fou de l’Inde. J’aime sincèrement la vie mais ne peux pas vivre sans musique. J’essaie d’accorder de plus en plus de place à la photo dans mon quotidien. Je viens d’autoéditer un livre de mes photographies intitulé « Gange sacré ». La réalisation de ce projet a été une belle aventure photographique et personnelle dont je n’avais pas anticipé l’intensité.

– Quand et comment es-tu tombée dans la photo ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ?
Longue histoire mais l’origine, ce sont les piles de Paris-Match que, enfant, je feuilletais chez ma grand-mère. C’était l’époque de la guerre du Viêt Nam et je garde le souvenir des visages des civils et des soldats, visages tendus, graves, marqués. Je crois que j’ai compris que la photo racontait des histoires émotionnelles qui ne pouvaient pas s’écrire. C’est cette force-là qui m’intéresse.

– Quels sont les sujets qui t’intéressent ? Qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?
J’ai un thème de travail dans lequel je cherche à saisir l’intensité de la foi, individuelle ou collective qui caractérise les lieux sacrés de pèlerinages. Saisir l’émotion dans l’image et provoquer une émotion par cette image. Ça m’amène vers d’autres cultures, d’autres religions et j’aime cette ouverture sur le monde.

– Qui sont les photographes qui t’inspirent ou dont tu apprécies particulièrement le travail ?
Harry Gruyaert pour son travail sur la couleur. En ce moment, je regarde beaucoup Jane Evelyn Atwood et Mary Ellen Mark pour la force de leurs images. Mais il y en a bien d’autres, dans d’autres styles : Jean Loup Sieff, Martin Parr, Saul Leiter, Raymond Depardon…

– Qu’est-ce que tu présentes dans ton exposition ?
Une série sur la Kumbh Mela de 2019, le plus grand pèlerinage au monde qui a lieu en Inde. C’est par millions que se comptent les pèlerins qui y viennent. Mon idée, présenter un autre regard sur cet évènement à propos duquel on voit souvent le même genre d’images.

– Et pour la suite ? Des projets, des envies de découvertes, d’évolution ?
Des projets : passer un mois à Bénarès ; assister à la Kumbh Mela 2025 ; apprendre à penser et travailler en noir et blanc ; affiner et affirmer mon style photographique.

-Lien hypertexte vers le site internet où l’on peut te retrouver :
http://www.christian-boisson.com

One thought on “Interview de Christian BOISSON

  1. Great ! Christian, mon pote, tu es un homme de foi … et on voit que tu as foi dans l’homme.
    Pas évident par les temps qui courent.
    Amitiés
    Philou

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