– Quelques mots pour te présenter :
Née en 1981 à Strasbourg, architecte et photographe autodidacte, je vis et travaille à Paris. Ma démarche photographique interroge les hommes et leurs territoires. C’est la photographie qui m’a appris à regarder et à aimer l’architecture, les paysages naturels et urbains. De par mon métier, les paysages, les sujets urbains et d’architecture me suivent. Je travaille aujourd’hui essentiellement avec des appareils argentiques et des pellicules noir et blanc.

– Quand et comment es-tu tombé dans la photo ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ?
Un jour à l’âge de 8 huit j’ai demandé un appareil photo polaroid. Après m’être passionnée pour le dessin, la peinture et les arts plastiques en général, j’ai découvert le développement photo et le laboratoire à l’école d’Architecture durant mes études.

– Quels sont les sujets qui t’intéressent ? qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?
Mon travail se porte sur les lieux chargés d’histoires, les lieux un peu « non définis ». A travers la photographie, un certain esthétisme habite ces espaces où le temps semble suspendu. Les traces du passé y sont visibles, non mises en scène. Ces lieux cohabitent avec le monde actuel. En même temps, ces lieux de mutations comportent des potentialités énormes, enjeux des nouvelles problématiques contemporaines. Mon travail consiste en un questionnement de notre rapport avec ces lieux, la manière dont nous les côtoyons chaque jour et notre rapport à la mémoire de ces lieux.

– Qui sont les photographes qui t’inspirent ou dont tu apprécies particulièrement le travail ?
Koudelka, Ara Güler, Jane Atwood.

– Qu’est-ce que tu présentes dans ton exposition ?
Ma série s’intitule « Interstices ». Qu’ils soient apparus par choix ou par oublis, ou parce que la distance à un autre tissu paraissait nécessaire ou que son urbanisation avait été laissée à plus tard, la ville contemporaine regorge de ces lieux en attente d’une réelle définition. Ils remplissent toutes sortes de fonctions (d’abri, d’activités, de connexions…) qui ont en commun de ne pas avoir été planifiées, réintroduisant un peu d’imprévu dans un environnement parfois trop planifié.

– ET pour la suite ? des projets, des envies de découvertes, d’évolution ?
Pouvoir revoyager, me promener et photographier au gré de mes envies. Travailler plus avec ma chambre photographique.

-Lien hypertexte vers le site internet où l’on peut te retrouver :
caroline.sattler.com

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