– Quelques mots pour te présenter : 

45 ans, marié, 3 garçons. Curieux et fan de nouvelles technologies, je réalise mes photos mais aussi leurs traitements au smartphone même si exceptionnellement je réalise des séries au reflex, comme celle que j’expose dans votre festival. 

– Quand et comment es-tu tombé dans la photo ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ?

En fait, depuis que mes parents m’ont laissé emmener notre 24×36 à une sortie scolaire en CM2 et que j’ai pu voir la fascination qu’avaient mes camarades de classe pour ce petit objet, je n’ai plus pu m’en séparer. Bien sûr, ces premières photos n’étaient pas terribles mais j’ai pris goût au geste. Et donc depuis, je suis devenu le « photographe » attitré de la famille.
Puis la suite de mon parcours photographique a été avant tout de belles rencontres et c’est cela que la photo représente pour moi : des belles rencontres.

La 1ere, avec une jeune photographe passionnée en 1992 qui m’a fait découvrir l’univers de la photo. Pas juste en mode « souvenir familial » mais bien toute la démarche de création artistique.
D’abord en argentique puis en numérique, celle qui deviendra mon épouse, m’a transmis sa passion.

La 2e rencontre, en 2017 avec un collectif de photographes de Colmar qui m’ont poussé à pratiquer cet art plus sérieusement. Jusque là, je me contentais de faire des photos qui me plaisaient. Depuis, je les soumets au regard d’autres personnes, m’obligeant ainsi à repousser mes exigences.

– Quels sont les sujets qui t’intéressent ? qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?

Je suis attiré, et ce depuis mon enfance, par les lieux abandonnés. Je me souviens que mon premier « Urbex » a été l’usine Gluck rue Lavoisier à Mulhouse en 1985.
J’aime dans cette activité, que l’on peut aussi appeler archéologie urbaine, y voir des scènes de vie figées par le temps et ainsi essayer de deviner ce qu’était le quotidien des contemporains qui vécurent dans ces lieux. Ensuite sur mes photos, j’essaie d’apporter une touche de romantisme à un lieu laissé à l’abandon.

– Qui sont les photographes qui t’inspirent ou dont tu apprécies particulièrement le travail ?

Le plus souvent ce sont des « anonymes » qui m’inspirent.
Des gens rencontrés par le biais des réseaux sociaux.
Je suis également entouré par de très bons photographes dont mon épouse.

Bien sûr, je suis admiratif de grands noms de la photo ou plutôt de leur travail. Ce genre de photos qui vous arrêtent et vous « scotchent » à elles. Je suis très curieux, cela peut être dans plusieurs styles différents, que se soit dans la photo de modèle, de mode, d’architecture, de paysage etc. etc.

Pour moi, une photo qui m’interpelle c’est une photo qui me raconte une histoire, où en la regardant on s’imagine tout un scénario.

– Qu’est-ce que tu présentes dans ton exposition ?

Une série d’« Urbex »,  prise en 3 lieux dans les Vosges. Un témoignage d’un passé pourtant très proche…

– ET pour la suite ? des projets, des envies de découvertes, d’évolution ?

Le festival de Besançon est ma première expo, donc pour moi une nouvelle expérience car je vais présenter mes photos à un public en « chair et en os ». Jusqu’à présent ma galerie se trouvait sur les réseaux sociaux, maintenant je vais affronter un public en direct.

Si la réaction est bonne, alors j’envisagerai d’autres expositions…

La suite du travail de Roberto ici

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