– Quelques mots pour te présenter :

J’ai 64 ans et je suis photographe amateur depuis 1980.

Je vous invite à faire une requête dans votre moteur de recherche favori :
Guy Le Querrec + images… Avez-vous trouvé ?

C’est lui qui m’a mis au monde de la Photographie, une rencontre fondatrice de ce que je cherche encore. C’est lui qui m’a fait chausser un 24mm et m’a invité à utiliser mes pieds en guise de zoom, pour aller chercher mes photos, au plus près des gens, de ce qu’ils sont, de ce qu’ils vivent, de ce qu’ils construisent.

– Quand et comment es-tu tombé dans la photo ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ?

Je suis tombé dans la photo dès l’âge de 10 ans, j’avais un Kodak Instamatic 50. Je faisais les photos de famille, de mes frères et sœurs ou de mes copains en colonie de vacances…C’était encore l’enfance et ça faisait partie de la magie quand on projetait les diapos sur le mur de la salle à manger, en famille…

– Quels sont les sujets qui t’intéressent ? Qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?

Ce qui m’intéresse d’abord, c’est l’Homme, l’Homme dans la ville, l’Homme dans son travail, l’Homme dans ses loisirs… Même si l’Homme n’est pas là dans l’image, il est présent par son œuvre et il n’est jamais absent longtemps, il y revient vite…

– Qui sont les photographes qui t’inspirent ou dont tu apprécies particulièrement le travail ?

En plus de Guy Le Querrec et Martine Frank que j’aurais tendance à considérer comme mes parents, ceux qui m’inspirent sont Henri Cartier Bresson, Claude Nori, Claude Raymond Dityvon, François Le Diascorn, Hervé Gloaguen, Marc Riboud, Willy Ronis…

– Qu’est-ce que tu présentes dans ton exposition ?

Série « Une enfance indienne »

Je suis resté à Chettipedu pendant huit semaines en 2010 et 2013… Lieu de travail insolite…

A la fin de la journée, le village attire, comme un aimant. La route 48 est chargée de bus, de camions, de motos, vacarme assourdissant… Les piétons se faufilent, les vaches nonchalantes paissent sur les bas-côtés ou sur le terreplein central. Se sont construits là des restaurants, des épiceries, des bazars où l’on trouve de tout… En deux ans, les barres d’immeubles en construction se sont remplies, le village devient ville.

C’est là que vivent ces enfants aux pieds nus, insouciants et souriants, ils sont l’Inde de demain… Je suis allé devant leurs maisons, celles du village, celles de la campagne environnante, en fin de semaine j’allais plus loin, Pondicherry, Mamallapuram, Kanchipuram, Chennai… Ils avaient toujours les pieds nus, les mêmes grands sourires, les mêmes parents bienveillants…

– Et pour la suite ? Des projets, des envies de découvertes, d’évolution ?

Continuer à saisir ce que les opportunités m’offrent, garder les yeux et le cœur grand ouverts…

Retrouvons Pierre sur sa page facebook

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