– Quelques mots pour te présenter :
Je suis un photographe de paysage passionné par la montagne. J’ai grandi tout au fond de la vallée de Munster, j’ai « l’âme du paysan », et j’ai toujours pris beaucoup de plaisir à passer du temps dans le massif du Hohneck, les lacs, les crêtes, toute cette partie escarpée des Vosges et son esprit très alpestre. Tout ceci bien avant que je pratique la photo…

– Quand et comment es-tu tombé dans la photo ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ?
Graphiste de profession et donc déjà intéressé par l’image, c’était en 2014 que ma compagne m’avait offert mon premier reflex numérique. J’ai passé quelques mois à chercher un sujet de prédilection et, après quelques courtes errances dans différents styles, j’ai vraiment décidé de me plonger à corps perdu dans le paysage.

– Quels sont les sujets qui t’intéressent ? qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?
Les reliefs, les plans multiples, les lumières particulières… et la solitude. En général, les heures intéressantes pour la photo de paysage correspondent à ces moments où le commun des mortels décide de quitter les lieux. On se retrouve donc seul dans un environnement qui pourrait paraître hostile à certains, mais dans lequel je ne pourrais pas me sentir mieux ! Cette activité permet également de rester en bonne forme physique, certains spots contribuent à bien entretenir sa pratique de la rando…
Avec le temps, j’ai nourri certaines convictions qui – même si elles étaient déjà présentes en filigrane depuis bien longtemps – prennent de plus en plus d’importance à mes yeux. On peut résumer ça en deux mots : respect et humilité. Que ce soit dans les Alpes ou dans les Vosges (mes deux massifs de prédilection), chaque gros caillou photographié me rappelle à l’ordre quant à ma condition de poussière dans l’univers. Ca calme, dans tous les sens du terme.

– Qui sont les photographes qui t’inspirent ou dont tu apprécies particulièrement le travail ?
Il y en a tellement ! Je n’en citerai que trois :
Vincent Munier, qu’on ne présente plus, son travail sur les ambiances polaires est phénoménal. Il en dit énormément avec une telle simplicité.
Daniel Kordan, photographe de paysages de renommée internationale. J’ai l’impression qu’il a visité la terre entière et j’aime l’équilibre dans le traitement de ses photos.
Johannes Hulsch, jeune photographe voyageur. Il fait partie de cette nouvelle génération de photographes lifestyle, à la démarche très créative et spontanée.

– Qu’est-ce que tu présentes dans ton exposition ?
Je présente une série issue de mes deux expéditions dans les Dolomites (Italie), en Juillet et Octobre 2017. J’ai spécialement apprécié la diversité des ambiances rencontrées (entre paysages lunaires et forêts de mélèzes) ou les airs de Colombie britannique que l’on rencontre sur certains spots…

– ET pour la suite ? des projets, des envies de découvertes, d’évolution ?
Je ne suis pas trop du genre à m’éparpiller, je vais donc continuer à me perfectionner dans la photo de paysage, ce qui impliquera forcément l’organisation de nouvelles expéditions, ou la reprise de lieux dont j’estime ne pas avoir réussi à en tirer tout le potentiel. Mais c’est toujours un plaisir.
Cela fait quelque temps maintenant que je mène un travail de fond sur le massif vosgien et ses ambiances hivernales particulières. Une série se monte, lentement mais sûrement, et je pense de plus en plus à sortir mon premier livre. Ca prendra le temps qu’il faudra, 5 ou 10 ans, mais ce genre de projet permet de se fixer des buts précis, indispensables dans tout travail photographique.

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