– Quelques mots pour te présenter :

Je suis née à Besançon en 1974, et j’ai grandi en pleine nature, dans une maison bleue, toujours ouverte et remplie de vie, d’amitié, de musique et de livres. Pleine du respect de tout ce qui vit.
J’ai obtenu un baccalauréat session Arts et Littérature. Par la suite, ma vie (professionnelle et personnelle) m’a fait naviguer sur des eaux changeantes, en parfait accord avec ma nature aventureuse. L’art est un papillon qui vole dans mon sillage. Il ne me quitte jamais. Il se pose sur ce que mes yeux frôlent et m’emporte dans ses rêves.

– Quand et comment es-tu tombé dans la photo ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ?

Mon père adorait la photographie. C’est lui qui m’a initié lorsque j’étais enfant. Il m’expliquait le fonctionnement de l’appareil et l’utilité des différents objectifs, comment cadrer etc… C’est lui qui m’a offert mon premier appareil, un petit leica.
Il y a quelques années j’ai intégré le collectif Emulsion à Saint-Germain en Haute-Saône. Cela m’a apporté énormément.
La photographie est un moyen d’expression qui m’autorise de nombreuses divagations artistiques, d’intéressantes explorations techniques et une liberté presque sans limite.

– Quels sont les sujets qui t’intéressent ? qu’est-ce que tu y cherches, y trouves ?

Le monde entier est une matière à réflexion et donne matière à réflexion. Le monde n’est que connexions entre la nature profonde de tout ce qui existe et le regard des êtres vivants qui évoluent en son sein. Tout est subjectif. C’est ce jeu de regards qui inspire mon travail, la place de l’humain dans l’univers et son lien perdu avec notre mère à tous, la terre. Que l’on soit femme, homme, noir ou blanc, jeune ou vieux, nous avons besoin de nous reconnecter au monde et il est urgent de le faire. Mon travail est un cri, une supplique, un chant désespéré pour que vivent le monde et les générations futures, pour le respect de la vie sous toutes ses formes.

Contrairement à ce que pourrait laisser penser mon travail, je me sens plus proche du misanthrope que de l’humaniste. Je cherche désespérément des bribes de beauté chez mes énigmatiques et incompréhensibles « semblables ». Cela m’aide à trouver la force de continuer à vivre dans ce monde… J’en trouve parfois et ça fait du bien.

 – Qui sont les photographes qui t’inspirent ou dont tu apprécies particulièrement le travail ?

Franchement, en photographie je suis capable de tout aimer. Tout peut m’émerveiller. Le travail des humanistes, des surréalistes, des paysagistes, des photographes d’architecture, de mode, de nature, des reporters de guerre etc…  «  J’aime les esprits indisciplinés. Ceux qui pensent à contre sens mais parlent avec justesse de leurs idées folles » comme disait Deghelt.

J’aime les passionnés et les jusqu’au-boutistes fous.

Pour citer quelques artistes dont le travail me plait particulièrement il y a Salgado, Steichen, Jimmy Nelson, Margarita Kareva, Edward Sheriff Curtis, Beth Moon, Robert Parke Harrison, Gilbert Garçin, Michel Loup, Michel Gantner, Mario Giacomelli, et par-dessus tout, car je sais que son esprit est encore plus beau que son art, Marc Paygnard. Mais cette liste n’est pas exhaustive. J’aime énormément d’artistes ! Des peintres aussi ! Ils m’inspirent infiniment…

– Qu’est-ce que tu présentes dans ton exposition ?

 Je présente une série de portraits-paysages, de paysages-portraits, ma vision du monde, de la terre, des hommes, un caléidoscope de mes rêves.

– ET pour la suite ? des projets, des envies de découvertes, d’évolution ?

Quae sursum volo videre  (Je veux voir au-delà).

J’ai une très longue route à parcourir, des arbres à rencontrer, des songes à explorer et des peurs à apprivoiser…

Et voici où retrouver le travail de Hélène ICI

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